DragonForce @ Medley

•03/10/2009 • Laisser un commentaire

Les représentants du Extreme Speed Metal étaient de passage au Medley le 3 octobre passé en compagnie de Sonata Arctica et Taking Down. Au programme : solos interminables dépassant la vitesse du son, ambiance chaleureuse & scènes épiques.

  

Pour en savoir plus :
Dragonforce
Sonata Arctica
Taking Dawn

Marilyn Manson @ Centre Bell

•22/09/2009 • Laisser un commentaire

Le Centre Bell à peine vidé du chaos épique laissé par la double performance de Metallica, c’est Marilyn Manson qui prenait la relève deux jours plus tard pour poursuivre l’enchainement quasi-interrompu des shows hard-rock qui pleuvent sur Montréal ces derniers temps. Annoncé comme une grande orgie musicale, célébration du renouveau d’un artiste insolite, le satanique révérant était ce jour-là le sujet de toutes les préoccupations des fondamentalistes du coin…comme à son habitude. Accompagné sur scène par les Ontariens de Die Mannequin, le renommé steam-punk et sa bande célébraient ce soir-là leur grande messe gothique dans la sobriété et la subtilité qu’on leur connait.

Mais Marilyn Manson qui annonce une évolution musicale de son art c’est un peu comme un éléphant qui rentre dans un petit magasin de porcelaine… ça passe ou ça casse. On se souviendra avec émois des albums comme Mechanical Animals et les performances scéniques qui ont suivi (voir notamment The Last Tour On Earth). C’était grotesque, c’était choquant mais c’était beau comme toute insulte à la médiocrité et au conformisme. Descendu en flamme par les critiques au cours des derniers mois, beaucoup sont ceux qui perçoivent chez Manson une régression du personnage gratuitement choquant auquel il nous avait habitué. Tel un Alice Cooper des temps modernes, l’illustre provocateur semble maintenant osciller entre le monde du showbiz et sa position autoproclamée du roi des freaks. Si ce « nouveau Marilyn  » semblait parti d’avance pour décevoir les fans ce soir-là, un petit feu de bible et quelques lancés de tessons de verre dans le mosh-pit plus tard ont réussi à ranimer les pulsions spasmiques du public Montréalais.

De ce court mais intense concert, on retiendra notamment l’entrée en scène magistrale sur fond de grande bannière étoilée, un plongeon dans le pit, les jeux de lumières sur The Dope Show et la célèbre reprise du Sweet Dream de Eurythmics. Mais on gardera surtout en mémoire le désormais culte rock’n roll AIDS beats Swine flu

Pour en savoir plus :
Marilyn Manson
Die Mannequin

Metallica @ Centre Bell

•20/09/2009 • Laisser un commentaire

Les légendes du trash métal californien étaient de passage à Montréal les 19 et 20 septembre derniers dans le cadre de la partie nord-américaine de leur tournée World Magnetic. Accompagnés sur scène par Gojira et Lamb of God, les quatre cavaliers ont su, une fois de plus, chevaucher les éclairs en illuminant par deux fois le Centre Bell à grand coup de heavy-metal-dans-ta-face.

C’est sur une scène centrale surplombée par d’immenses sarcophages mobiles, entourée par plus de 20 000 spectateurs et une fosse grouillante, au milieu de la fumée et d’un balai de rayons lasers, que James Hetfield, Kirk Hammett, Lars Ulrich et Robert Trujillo ont fait leur entrée rituelle et magistrale au rythme d’Ecstasy of Gold. Passé ce préliminaire obligatoire, le groupe a immédiatement enchaîné sa performance sur mélange de nouveau et d’ancien matériel qui a su faire monter rapidement l’adrénaline et réveiller la bête tapie au fond de chacun des membres de l’assemblée. Le tout doublé par le charisme de James qui a su, sous une pluie d’effets pyrotechniques, driver les fans tout au long du show. Poussant chacun à donner son maximum. Jusqu’à la limite de l’épuisement.

De ces deux soirées mémorables on retiendra notamment l’enchaînement quasi-ininterrompu de Master of Puppets, Blackned, Nothing Else Matters et Enter Sandman. Mais également l’absence bienheureuse de compositions issues des peu populaires Load, Reload et St Anger pour se concentrer sur le dernier opus revival de l’époque du Black Album : Death Magnetic. Même si, après presque 28 ans d’existence, beaucoup prétendent que Metallica a eu tendance à s’asseoir sur ses lauriers. Peu nombreux étaient ceux qui ont douté de leur suprématie ce soir-là.

Pour en savoir plus :
Metallica
Lamb Of God
Gojira

En entrevue : Robert Trujillo

•20/09/2009 • Laisser un commentaire

Metallica était de passage à Montréal les 19 et 20 septembre dernier dans le cadre de la tournée nord-américaine pour la promotion de leur dernier album : Death Magnetic. Ce 9e opus était très attendu après la déception provoquée par la direction artistique prise par le groupe au cours des 6 dernières années (notamment la phase St-Anger). Mais les quatre cavaliers ont su revenir dans le droit chemin pour nous offrir des compositions dignes de leur ancien répertoire et donner pour l’occasion une série de concerts vraiment kick-ass !

Successivement bassiste pour Suicidal Tendencies, Black Label Society et Ozzy Osbourne, Robert Trujillo, né en Californie au milieu des années 60, a tenté sa chance au début de l’année 2003 en auditionnant avec Metallica pour le poste laissé vacant après le départ de Jason Newsted. Après 6 années passées en compagnie des plus grandes légendes du trash metal et pour sa première participation dans la composition d’un album avec le groupe, Robert Trujillo a réussi à garder la tête froide et à rester bon vivant. Après 5 mois de tractation avec les studios Warner et avec l’aide un directeur culturel exceptionnel, William Sanger, Le Polyscope a rencontré pour vous, juste avant sa montée sur scène, le plus relax des bassistes de speed metal. Au programme dans cet extrait d’une entrevue/discussion qui a duré près de 25 minutes : son regard extérieur sur le groupe, son rapport aux fans et son amour pour les mosh-pit.

HeavyMetalKid : Le show d’hier soir était époustouflant. Combien de personnes étaient présentes dans l’arène ?

Robert Trujillo : Hier soir c’était vraiment chargé. On est monté jusqu’à 21 000. Ce soir c’est supposé être la même chose… peut être même un peu plus.

H: Plus ? Est-ce que c’est vraiment possible de remplir plus que ça le Centre Bell ?

R: Apparemment oui. Ils vont être jetés là-dedans et entassés au maximum pour que tout le monde puisse en profiter. On a eu un accueil vraiment extraordinaire dans tout l’hémisphère Nord ces derniers mois. Autant ici au Canada, qu’en Europe. C’est très semblable, jouer là-bas ou à des endroits comme Québec ou Montréal. C’est vraiment fun de monter ici pour jouer. Surtout sur Montréal où le public est vraiment bruyant !

H: Metallica est maintenant rendu à la 5e date de sa tournée nord-américaine. Est-ce qu’il y a des choses que vous aimeriez faire ou voir arriver dans les mois qui viennent ?

R: En fait on a déjà démarré ça hier soir en jouant une composition du groupe appelée Shortest Straw qui n’avait pas été interprétée sur scène depuis 1997. Ca faisait un bon moment que Lars Ulrich et moi essayions de la faire rentrer dans la set-list. On avait déjà tenté le coup il y a deux ans mais James Helfield ne se sentait pas chanter dessus. C’est une compo qui demande beaucoup au niveau de la voix, surtout pour des concerts qui durent plus de deux heures. Mais hier soir James a été vraiment réceptif à ce qu’on joue du nouveau matériel. Enfin, quand je dis « nouveau » je ne veux pas nécessairement dire « neuf », mais plutôt des compositions qui n’ont pas été jouées depuis vraiment longtemps ou pas du tout dans le répertoire de Metallica. Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle reste dans la rotation des pistes qu’on exécute régulièrement en show.

H: Et d’un point vu personnel ?

R: De mon côté je dois avouer qu’en ce moment j’essaie de ramener des pistes obscures du catalogue de Metallica dans le set. En général j’arrive devant les autres et j’essaie d’initier le truc, d’attirer leur attention. Récemment, on a joué une compo instrumentale tiré du dernier album qui s’appelle Suicide and Redemption. C’était à Copenhague, le coin d’où vient Lars, et on a reçu un très bon accueil. Le public chantait sur la mélodie et ça a donné quelque chose de vraiment génial. On a réussi à créer déjà plusieurs moments comme ca dans les derniers mois et j’espère qu’il y en aura d’autre pendant l’année qui nous reste à faire sur la route !

H: Cette tournée est la deuxième partie du World Magnetic Tour et vous venez de passer un an à donner des concerts à travers le monde. Comment est-ce que tu te sens, rendu au début de cette seconde aventure ?

R: Au début d’une tournée il y a toujours un peu de flottement, et c’est normal. En fait le groupe n’est pas vraiment ajusté, spécialement pour la première date. C’est comme pour tout, il suffit qu’on arrive à se chauffer pour vraiment arriver à rentrer dedans. De ce côté-là, on a eu la chance de faire un show préliminaire avant de démarrer cette tournée. C’était un concert de bienfaisance de 90 minutes qu’on a donné à San Francisco devant une audience restreinte. C’était vraiment cool et ça nous a donné un bon kick après les 6 semaines de vacances qu’on venait juste de prendre. Rendu à la 5e date, on se sent vraiment bien. Niveau forme physique on est revenu à notre maximum !

H: Ça fait maintenant un bout de temps que tu es rentré dans Metallica. Est-ce que tu te rappelles ce que tu as ressenti pendant le premier show que tu as fait avec les autres membres du groupe ?

R: En fait mon premier show avec Metallica s’est déroulé dans le pénitencier d’État de St-Quentin en Californie, et j’étais vraiment nerveux. On n’avait pas répété beaucoup et on jouait devant touuuut un tas de détenus (rires). C’était irréel pour moi de monter sur scène entouré par les tireurs d’élite dans les miradors autour de nous et avec comme public ces gars à l’allure menaçante qui étaient là pour profiter de la musique. Mais en y regardant bien tout est question d’expérience et de l’apprentissage que tu en fais. Metallica est un groupe dont la nature est de relever des défis. Mais, oui, « irréel », c’est ce que je retiens de ce premier concert. Après ça, on a enchainé directement sur les MTV Icon, irréel pareil. J’étais comme dans une bulle : le nouveau gars que personne ne connait et qui débarque dans le groupe, avec tous ces évènements impressionnants qu’on me tend sur un plateau et avec lesquels je dois dealer. Et pendant ce temps-là je me dépêche d’apprendre des pistes de St-Anger qui n’ont jamais été joué auparavant. Beaucoup de travail et très peu de temps pour arriver à joindre les deux bouts. Comme par exemple on a fait 5 shows de suite au Fillmore de San Francisco où on a fini par jouer beaucoup de matériel qui était pas prévu initialement et je me retrouve à apprendre mes accords à moins d’une demi-heure de l’entrée en scène (rires).

H: Et maintenant, 6 ans plus tard, comment est-ce tu te sens dans le groupe ?

R: Vraiment bien ! J’aime vraiment bien ce qu’on fait en ce moment. J’aime le fait qu’on se mette au défi constamment avec du nouveau matériel en passant au travers du catalogue de Metallica et en changeant la set-list chaque soir. C’est essentiellement juste du fun maintenant. Et puis il y a eu toute l’aventure de la production de l’album avec Rick Rubin, la naissance de cinq enfants de membres du groupe dans les 5 dernières années… Ça a été très spécial pour moi et je pense qu’on a beaucoup appris à se connaître. Et nous voilà, 6 ans plus tard, à Montréal, avec ce nouvel élan dans le groupe.

H: Si tu pouvais rebâtir toute ta carrière musicale, est-ce qu’il y a quelque chose que tu changerais ?

R: Il y aura toujours des trucs que tu voudrais changer parce que tu regardes en arrière et tu te dis « Ah… Si j’avais fais ça… Si j’avais appris à jouer du piano… » et j’aurais vraiment aimé apprendre à jouer du piano quand j’étais plus jeune. Je me rends compte maintenant que c’est un instrument important pour composer. J’aurais aussi aimé apprendre à chanter à la même époque. En fait le plus tôt tu commences, le plus tu en fais et meilleur tu deviens… jusqu’à ce que ça devienne une seconde nature. Mais ce sont des choses que j’apprends à faire aujourd’hui et c’est vraiment cool. Et en même temps il y a toutes ces choses que j’ai faites qui m’ont aidé à atterrir où je suis maintenant. Alors je ne peux pas trop me plaindre pour ça. Mais en gros, ce sont les deux choses que j’aurais probablement changées ou essayées de faire. Ça et les langues…Ça n’a rien à voir avec la musique mais j’aurais vraiment aimé apprendre le français et améliorer mon espagnol quand j’en avais l’occasion. Et me voici aujourd’hui, encore en train d’essayer d’apprendre (rires).

H: Quel est le meilleur compliment que tu puisses recevoir d’un fan ?

R: Hmm, en fait c’est assez simple pour moi. J’apprécie toujours les fans qui aiment ce qu’on fait sur scène. Pareil pour la musique. C’est génial quand le monde apprécie ce que tu composes. Qu’est-ce qu’un groupe pourrait demander de plus ? C’est aussi vraiment cool quand le monde comprend tout le travail que tu mets dans ton art. En tant que musicien et en tant qu’artiste, on s’investit vraiment dans ce qu’on fait et c’est toujours cool quand les gens arrivent à reconnaitre ça. De ce côté-là, Metallica a une éthique de travail vraiment impressionnante. Pas seulement nous, mais aussi l’équipe qui nous suit sur la route et tout le management qui va autour. Tout le monde autour de nous donne cet effort supplémentaire… c’est ce qui rend le groupe spécial.

H: Par exemple qu’est-ce que tu réponds à quelqu’un qui vient vers toi en disant « Tu es la personne qui m’a donné envi de jouer de la basse » ou un truc similaire ?

R: (rires) Ça c’est un compliment vraiment cool. J’espère que je peux aider à motiver des personnes plus jeunes ou qui débutent sur un instrument. Dans une voie positive bien sur. J’ai le goût d’inspirer les gens comme j’ai été inspiré par mes héros. J’ai aussi le sentiment qu’il y a beaucoup de musiciens là dehors qui devraient être appréciés à leur juste valeur, pas seulement moi et pas seulement dans le style de musique que je joue. Mais c’est un compliment vraiment cool, n’arrêtez pas !

H: Aujourd’hui tu fais partie d’un groupe parmi les plus populaires au monde. Est-ce que le fait d’être une personne simple ne te manque pas parfois ? Comme pour aller voir des shows et finir dans les mosh-pit…

R: En fait j’en suis rendu a essayer de conserver mon énergie pour nos shows. Mais j’adore aller voir des groupes en spectacle. Ça m’inspire quand je vois des gens comme Muse, ou même Gojira quand ils font notre première partie. Ce sont des groupes vraiment cool. J’aime leur énergie et la façon dont ils se mettent en scène. Je pense que le courant de musique qu’ils amènent avec eux va continuer de croître dans le futur et j’attends ça avec impatience. Mais j’aime aussi sortir avec ma famille, donc je n’ai pas vraiment besoin d’aller dans les mosh-pits. Les seules fois où je vais là-bas, je fini par boire beaucoup trop et je me réveille le lendemain avec un mal de dos, sans mon portefeuille ou un autre truc stupide dans ce genre-là (rires). Mais je pense que mes jours de mosh-pitssont derrière moi… sans vouloir dire que je ne peux pas y aller. Parce que je peux, et je peux rivaliser avec les pire d’entre eux… mais en même temps j’ai besoin de mes deux bras et de mes deux jambes, et je n’ai pas vraiment envie de me les faire malmener en ce moment. Je préfère de loin me blesser en surfant des grosses vagues ou en tombant d’un skateboard. Mais les mosh-pits sont cool, n’arrêtez surtout pas ! (rires) J’ai 44 ans et je continue de les apprécier.

 

Remerciements :
Warner Bros. Entertainment, Inc.
Polyscope (William Sanger)
MetalShip (Lauren Gouilloud)

Primal Fear @ Foufounes électriques

•13/09/2009 • Laisser un commentaire

Décrochez les claymores du dessus de vos cheminées car le power métal débarque en ville dans les mois qui viennent. Stratovarius, Dragon Force & Sonata Arctica sont en marche pour combler la morosité automnale de vos vies et raviver les pulsions épiques à grand coup de doubles pédales. La charge était menée cette année sous la bannière des Allemands de Primal Fear, ouvrant les hostilités le 13 septembre dernier aux Foufes.

Primal Fear c’est d’abord la voie du fondateur Ralf Scheepers (Gamma-Ray, Therion, Tyran Pace) au service du Heavy avec son ami et baroudeur Mat Sinner (Sinner, Vengeance, Voodoo Circle), ensemble sur scène pour le meilleur avec leurs 50 ans d’expériences combinées. On notera également le passage remarqué sur scène de Pamela Moore (Queensrÿche, Solna) pour Fighting The Darkness.

La set-list de cette tournée est largement passé au travers du répertoire du dernier opus du groupe, 16.6, délaissant les compos plus anciennes qui ont fait sa renommée, comme notamment Running In The Dust. Il en fallait plus cependant pour décourager les chevelus montréalais venus s’entasser en masse pour pratiquer leur headbanging et déployer leurs voix rauques sur des pistes comme Batallions Of Hate ou Chainbreake. Un enthousiasme qui a poussé Scheepers à annoncer un nouveau passage par Montréal dans un futur proche … à suivre.

 

Dream Theatre @ Centre Bell

•12/08/2009 • Laisser un commentaire

Les pionniers du métal progressif new-yorkais étaient de passage à Montréal le 12 aout passé dans le cadre de la seconde édition de leur tournée mondiale Progressive Nation. Accompagnés sur scène par Zappa Plays Zappa, Bigelf et Scale the Summit, les anciens étudiants du Berklee College ont littéralement subjugués la foule sous une cascade de riffs et de solos interminables.

Dream Theatre est à la musique pop ce qu’un opéra de Beethoven est aux premiers cris tribaux poussés a l’aube de l’humanité. A la fois infiniment complexe et tellement plus enrichissant. Mené sur scène par le batteur Mike Portnoy, le guitariste John Petrucci et le bassiste John Myung, le groupe s’est restreint à jouer majoritairement les pistes de son dernier album Black Clouds & Silver Linings. Malgré cette limitation, la présence des initiés dans la salle s’est largement faite sentir par leurs cris orgasmiques lors du passage à l’acte des virtuoses dans ce qui ressemblait violemment à une performance de masturbation instrumentale. Chaque pièce jouée note-pour-note à la perfection, dans une orgie symphonique qui s’est étalée sur un peu moins de 2 heures.

Après avoir sorti quelques surprises comme On Last Time et As I Am, le spectacle s’est finalement conclu sur les 20 minutes magistrales de The Count Of Tuscany tiré de leur dernier opus. Renvoyant les montréalais a leur métro, satisfait et la tête encore embrumée par la beauté et la fluidité des accords improbables.

Social Distortion @ Medley

•05/08/2009 • Laisser un commentaire

Les Rockabillies de Social Distortion étaient de passage le 5 août passé au Medley de Montréal. Ils ont entrainé dans leur sillage la foule des nostalgiques de Hank William Senior . Précédés sur scène par The Strangers et les femmes fatales de Civet, les californiens d’Orange County ont su allumer le public montréalais comme le ferait un berger corse avec un bâton de dynamique dans une étable pleine à craquer.

Considéré comme un des groupes fondateurs du Punk Rock en Californie du Sud a la fin des années 70, Social D s’est largement inspiré de l’héritage musical laissé par Sex Pistols, Eddie Cochran et les Rolling Stones. Le groupe a évolué par la suite vers le style Rockabilly qui leur est propre en influençant au passage l’apparition d’autres groupes comme Pearl Jam, Rise Against et The Offspring. Sans nouveau matériel depuis 2004 (Love, Sex, and Rock ’n’ Roll) et 6 albums au compteur en plus de trente ans d’existence, la bande à Mike Ness a pourtant su surfer ce soir là sur ses vieux succès commerciaux comme underground, à la plus grande satisfaction des différentes générations de punks rassemblés pour l’occasion.

Pierre angulaire et voix du groupe, Mike Ness est à ce jour le seul membre original restant. Auteur et compositeur de la plupart des grands succès du groupe. Icône. Enchainant avec dextérité sur scène des pistes comme Reach for the Sky, Ball and Chain et plusieurs covers dont Ring of Fire de Johnny Cash. Beaucoup de sueur a coulé ce soir là dans l’atmosphère suffocante d’une salle dépassant sa capacité limite d’accueil. Il en fallait plus pour décourager un public conquit d’avance.

 

 
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